Crise sanitaire: Éric Duhaime exige une enquête publique sur le rôle de McKinsey

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
Pocket
WhatsApp


QUÉBEC | Décelant «une apparence de conflit d’intérêts» Éric Duhaime a réclamé la tenue d’une enquête publique indépendante pour examiner à la loupe le rôle de la firme McKinsey dans la gestion de la crise sanitaire au Québec.

• À lire aussi: La CAQ en avance sur le PCQ en Beauce

• À lire aussi: Un candidat du PCQ a enfreint les règles sanitaires

C’est ce que le chef conservateur a exigé, vendredi matin, en réaction à un article publié par Radio-Canada. Le diffuseur public a révélé plusieurs éléments sur «le rôle central» joué par cette firme privée de consultants qui a facturé pour 35 000 $ par jour au gouvernement du Québec durant la crise de la COVID-19.  

C’est pas tant le coût total du contrat (6,6 millions$) qui dérange M. Duhaime. Par contre, plusieurs autres éléments lui semblent fort problématiques.  

«Ce qui me dérange, c’est l’absence totale de transparence. Ce qui nous dérange, c’est que des documents gouvernementaux qui portent le logo et le sigle du gouvernement ont en fait été produits par une firme indépendante. Ce qui me dérange, c’est que cette firme-là avait des contrats avec une compagnie pharmaceutique, alors qu’elle recommandait au gouvernement de discuter avec Pfizer (et) de passer une entente avec Pfizer alors que c’était son propre client», a-t-il énuméré. 

Ventriloque

Estimant que le premier ministre Legault a seulement été «le ventriloque» de McKinsey durant la crise sanitaire, M. Duhaime a appelé les autres partis d’opposition à se joindre à sa requête pour une commission d’enquête. 

N’est-il pas paradoxal que le chantre de l’entreprise privée, d’habitude si critique envers la lourdeur et la bureaucratie de l’État québécois, s’oppose à un contrat accordé à une compagnie privée?  

«C’est vrai que c’est quand même curieux que ce soit nous, aujourd’hui, qui défendons le rôle d’une fonction publique indépendante, a-t-il convenu. Mais en même temps, ça prend des pare-feu dans des situations comme celle-là entre le public et le privé. Chacun a ses fonctions à jouer. Dans ce cas-ci, de toute évidence, il y a eu un mélange des rôles très clair.»  

Sondage

Dans un autre ordre d’idée, M. Duhaime n’a pas paru inquiet par un sondage Segma Recherche, publié aujourd’hui dans Le Soleil et au FM93, qui le donnait huit points derrière son rival caquiste Sylvain Lévesque (35% contre 43%) dans les intentions de vote dans Chauveau. 

«Je me réjouis parce que la semaine passée c’était 15 points (de différence)», a-t-il minimisé en répétant qu’il y aura un blitz dans cette circonscription au cours de la fin de semaine. Il a de nouveau insisté sur l’importance de faire sortir le vote.

Même s’il est en retard dans la circonscription où se présente, M. Duhaime a choisi de se rendre demain (samedi) à Montréal pour un rassemblement de fin de campagne dans l’ouest de Montréal. Il a dit qu’il était important pour lui d’envoyer un message aux anglophones du Québec. Le chef conservateur doit revenir dimanche à Québec pour le sprint final de la campagne.

Éric Duhaime n’a pas voulu s’avancer sur un scénario dans lequel son parti ferait élire un ou plusieurs députés à l’Assemblée nationale tout en échouant à faire gagner le chef lui-même.   

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l’adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
Pocket
WhatsApp

Never miss any important news. Subscribe to our newsletter.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *